Si loin, si proche La forme du temps est un cercle II

 
  • Année 2001
  • Durée 00:16:58
  • Référence catalogue 91.2
  • Concert
  • œuvre octophonique
  • œuvre documentée
  • œuvre suite
Notes

Voyage immobile : le voyage de celui qui n'a plus besoin du déplacement pour le dépaysement. Sous le tranquille égrenage des cloches de l'église Saint-Séverin, roule un grand son crénelé. (Le bruit du temps ? C'était lui déjà, les grandes machines de Son Vitesse-Lumière, ou celle de Robur). Le chant s'élargit en un grand crescendo matériologique où se répondent une voix et une flûte sur une même note. Puis, de nouveau, Saint-Séverin. Ses cloches servent d'amers pour ce voyage : on en part, on y revient, on en repart. Elles sonnent, imperturbables, pendant la longue méditation inquiète et douce, (ponctuations graves, tressage aigu et roucoulements) qui ouvre un espace immense autour d'elles — parfois leur résonance se fige en un son continu. Et les moineaux parisiens ne sont pas moins extraordinaires que l'oiseau Uirapuru du Brésil, à qui les écoute dans cet espace “mondial”.