La fin du bruit Erosphère I

 
  • Année 1979
  • Durée 00:29:40
  • Référence catalogue 69
  • Concert
  • œuvre stéréophonique
  • œuvre suite
Création



Commande d'État

Notes

Cette fin n'est pas seulement celle de la finitude et de l'extinction (l'effondrement du continent-son ”), mais celle du but, qui reste une fois que le son a cessé de sonner. La Fin du bruit vise, au-delà des catégories de son et de bruit, une “ musique générale ”, qui pourrait être l'infini du bruit. C'est d'ailleurs sous ce titre d'Infini du bruit que cette pièce sera reprise par le compositeur en 1998, en une version plus courte destinée au disque (cf. ci-dessous).

La première partie de l'œuvre mêle des bruits de foules, de trafics, de grésillements et d'acclamations (qui rappellent certains morceaux de l'Expérience Acoustique). Cet univers d'activités humaines et de sons épais, est unifié et mené par un premier plan de séquences itératives et opiniâtres, en un flux puissant qui débouche sur un chant électrique épuré. L'espace devient large. Un long chant grave légèrement ronflant, frangé d'un liseré aigu fantomatique, s'élève lentement. Une irrésistible giration ascendante, trouée de déflagrations magnétiques, nous fait percevoir la précipitation tranquille du bruit vers sa propre évanescence où nous n'entendons plus, mais vers laquelle nous pouvons encore tendre l'oreille.